Balade romantique à Montmartre

La butte du Sacré Coeur, la place des artistes, les ruelles du 18ème arrondissement, les incontournables escaliers... A Montmartre, vous pourrez immortaliser de magnifiques vues de Paris. Ce quartier authentique de la capitale amène des balades dépayantes et romantiques.

Durée estimée du parcours : 3h00
Distance estimée du parcours : 3km

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Rendez-vous à la sortie du métro Anvers, remontez la rue Steinkerque. Vous vous trouvez à présent face à la BASILIQUE DU SACRE COEUR.

La colline de Montmartre a toujours été un lieu de culte. Autrefois y étaient dressés des temples gallo-romains dédiés à Mercure et Mars, puis ce fut un lieu de culte chrétien suite au martyre de l'évêque Denis au 3ème siècle. Au 12ème siècle, le roi Louis VI y fit construire l’église Saint Pierre qui figure aujourd’hui parmi les plus anciennes de Paris et trône à l’ouest de la basilique du Sacré-Cœur.

Les raisons de la construction de la basilique du Sacré-Cœur ne sont pas claires et les théories sur le sujet ont longtemps fusé de part et d’autre. Certains cherchent ses origines dans le discours de monseigneur Fournier prononcé le jour de la déclaration de la Troisième République, le 4 septembre 1870. Il y expliquait que la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne était une punition de Dieu en réponse à la prétendue déchéance morale que vivait le pays depuis la Révolution de 1789. La construction de la basilique du Sacré-Cœur aurait été la conséquence de ce discours, quelques décennies plus tard.

Une autre hypothèse dit que la basilique aurait été construite pour s’acquitter des crimes sanglants des communards lors de la commune de Paris en 1871. Toujours est-il que les motivations exactes de la construction du Sacré-Cœur restent encore débattues aujourd’hui et l’incertitude de ses origines passionne toujours autant. La date de sa construction est quant à elle bien connue, puisqu’elle a été érigée dans un style romano-byzantin précisément de 1876 à 1910.

Sportif ou pas, vous ne pouvez décemment pas quitter l’endroit avant d’avoir grimpé les 237 marches qui mènent jusqu’au parvis de la basilique. L’esplanade offre un panorama circulaire extraordinaire sur la ville. Certes, d’extérieur la basilique impose déjà le respect. Mais c’est en poussant ses portes qu’on peut admirer toute sa beauté. Le plafond de l’abside est décoré d’une superbe mosaïque représentant le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base, on peut lire une phrase en latin signifiant « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante ». D’une étendue de 475m², elle n’est ni plus ni moins la plus grande mosaïque au monde.

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En sortant de la basilique, prenez la rue Azais sur la droite puis la rue du Mont Cénis. Enfin, tournez à gauche dans la rue Norvins. Vous tomberez sur la PLACE DU TERTRE qui se trouvera à votre gauche.

La Place du Tertre tire son nom de sa situation au sommet d’un tertre, c’est-à-dire une petite colline à sommet plat. La place principale de l’ancien village de Montmartre existait déjà au 14ème siècle - mais n’a été ouverte au public qu’en 1635 - et est aujourd’hui célèbre dans le monde entier pour ses charmantes petites terrasses de café, ses peintres, croqueurs et « portraitistes-minute » parfois un brin racoleurs et son ambiance populaire. Lieu d’errance par excellence, des milliers de touristes et de couples d’amoureux y passent chaque année. A la fin du 18ème siècle, ce centre de l’ancien village attirait déjà toute la population bohémienne montmartroise. Peintres, chansonniers et poètes y puisaient leur inspiration. Ce « carré aux artistes » est aujourd’hui divisé en 149 emplacements d’un mètre carré chacun, permettant aux peintres de se relayer.

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Continuez dans la rue Norvins et empruntez la rue des Saules sur votre droite. A l'intersection avec la rue Saint-Vincent, vous tomberez sur le CABARET DU LAPIN AGILE.

Ce cabaret était tenu autrefois par « Frédé », une figure pittoresque de la vie montmartroise qui composait des chansons à l’eau de rose en s'accompagnant à la guitare. Il était connu pour sa générosité et il n’était pas rare qu’il offre repas et pichets de vin aux artistes désargentés, en échange d'une chanson, d'un tableau ou d'un poème. Aristide Bruant, monument de la chanson française et grand écrivain de l’époque, était un client très régulier du Lapin Agile, au point de se lier d'une grande amitié avec le tenancier. Ainsi, lorsque le bâtiment est menacé de démolition en 1913, il le rachète et laisse Frédé en assurer la gérance. Le Lapin Agile devient rapidement une véritable institution culturelle pour tous les bohèmes de la colline montmartroise. S’y croisent artistes, anarchistes libertaires et malfaiteurs venus du bas Montmartre et du quartier de la Goutte d'Or.

Le cabaret fut aussi le lieu de rencontre de grands artistes français, comme celle entre le guitariste Alexandre Lagoya et le célèbre chanteur français Léo Ferré. C’est également ici que le grand chanteur jazzy Claude Nougaro fit ses premières apparitions sur scène, en tant que poète d'abord, puis comme chanteur.

Face au cabaret s'étalent les dernières vignes de Montmartre plantées en 1933. L'accès du public n'y est pas autorisé, sauf pour des occasions exceptionnelles, comme la Fête des Jardins organisée chaque automne à Paris par la Mairie, ou encore la Fête des vendanges qui se tient au début du mois d'octobre et lors de laquelle les associations montmartroises et les associations vinicoles de provinces se retrouvent. Le vin est alors vendu aux enchères et les bénéfices reviennent aux œuvres sociales de la Butte.

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Marchez dans la rue Saint-Vincent jusqu’à la place Constantin Pecqueur puis tournez à gauche jusqu’à la PLACE DALIDA.

La chanteuse de variété française aimait effectivement tout particulièrement le quartier de Montmartre et habitait la Butte. Pour lui rendre hommage, Paris lui a consacré cette place à l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition, à côté du château des Brouillards et à quelques pas de la maison où elle vivait, rue d'Orchampt. La place est depuis un lieu de commémoration et de recueillement pour ses fans.

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Empruntez la première à droite, rue Simon Dereure, et tournez à gauche au bout de la rue pour arriver sur l'avenue Junot. On y trouve les maisons les plus chères de Montmartre. A la première rue à droite, la VILLA LÉANDRE.

La voie abonde de maisons de campagne opulentes et constitue un véritable petit havre de paix au sein duquel les artistes aiment s’y reposer. Max Ernst, célèbre peintre et sculpteur allemand du 20ème siècle, affilié au mouvement dada et surréaliste, y séjourna pendant un moment.

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Descendez l’avenue Junot et prenez à droite la rue Girardon. Au croisement des rues Lepic et d'Orchampt se dresse le MOULIN DE LA GALETTE.

Il y a eu jusqu’à une quarantaine de moulins sur la Butte Montmartre, dont douze rien que sur la rue Lepic. Ceux-ci servaient à broyer du grain, du maïs, du plâtre et de la pierre. Construit en 1640, le moulin de la Galette est un des plus anciens témoins du passé de la Butte et reste le seul moulin à vent en état de marche dans Montmartre aujourd’hui. A la fin du 19ème siècle, il a abrité un bal rendu célèbre par la peinture impressionniste d’un grand artiste français du 19ème siècle, Auguste Renoir. Il fut jadis une célèbre guinguette mais est actuellement intégré à une résidence privée et n'est plus accessible au public.

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Descendez la rue d'Orchampt où séjourna Dalida. Au bout de la rue, vous tomberez sur la rue Ravignan qui accueille le BATEAU-LAVOIR.

Cet immeuble est principalement connu pour avoir été, depuis 1904, le lieu de résidence et de réunion de nombreux artistes peintres, mais aussi de gens de lettres, comédiens et marchands d’art. Un incendie l'ayant gravement endommagé en mai 1970 - il n'en restait que la façade - , il a été entièrement reconstruit huit ans après. L’atelier a, de son temps, abrité de célèbres peintres tels que Picasso ou Modigliani, et c’est entre ses murs qu’est né, au début du 20ème siècle, le mouvement artistique cubiste.

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Descendez entièrement la rue Ravignan, et prenez sur votre gauche la RUE DES ABBESSES.

Ici se trouve l'une des deux dernières stations de métro - Abbesses - de style Guimard avec verrière.

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Au niveau du métro Abbesses, entrez dans le square Rictus, connu pour abriter le MUR DES JE T’AIME.

Dans un petit jardin des Abbesses, à première vue somme toute banal, se trouve depuis octobre 2000 le « mur des je t’aime », œuvre insolite à la gloire des amoureux du monde entier. Le « mur des je t’aime » est une œuvre imaginée par deux artistes français contemporains, Frédéric Baron et Claire Kito. Il est devenu au fil des années un lieu incontournable pour les touristes et les amoureux qui se donnent rendez-vous à Paris. Le mur, construit sur une surface de 40 m², est composé de 612 carreaux en lave émaillée, sur lesquels sont inscrits pas moins de 311 « je t’aime » en 250 langues différentes. Vous pourrez y lire en effet des « je t’aime » en anglais, chinois, français, mais aussi dans des dialectes rares ou oubliés comme le corse, le navajo ou bien même l’esperanto. Les éclats de couleur rouge sur la fresque sont les morceaux d’un cœur brisé, symbole d’une humanité qui se déchire et que le mur souhaite rassembler.

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Reprenez la rue des Abbesses à gauche, puis tournez à droite dans la rue, puis de nouveau dans la rue Piemontesi. Continuez tout droit jusqu’à la rue Véron. Au bout, descendez la rue Lepic dans laquelle le peintre Van Gogh habita pendant 2 ans. Au n°15, vous tomberez sur le CAFÉ DES DEUX MOULINS.

Aujourd’hui très connu depuis le succès extraordinaire du film français Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, le Café des Deux Moulins mélange fidèle clientèle et touristes curieux. Son nom fait référence aux deux seuls moulins restants à Montmartre, le moulin de la Galette et le Moulin Rouge. Sa façade attire l’œil et la foule s’y presse. Attention, il n’est pas rare que le café soit bondé ! A l’intérieur, les posters accrochés au mur nous rappelle le film et les miroirs ébréchés ainsi que les piliers vieillis par le temps lui procurent un charme parisien fou.

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Continuez de descendre la rue Lepic pour trouver, à votre droite sur le boulevard de Clichy, le très célèbre cabaret du MOULIN ROUGE.

Véritable symbole de la Belle époque parisienne, son créateur Joseph Oller et son tout premier directeur Charles Zidler étaient tous deux de redoutables hommes d’affaires, qui connaissent bien les goûts et les attentes du public de leur époque. L’objectif premier de ce cabaret était de permettre à tous de venir s’encanailler dans un quartier très à la mode au 19ème siècle. Le lieu au décor quelque peu insolite avec jadis son énorme éléphant planté dans le jardin permet à toutes les populations de se mélanger. Désigné comme « le premier palais des femmes » par Oller et Zidler, le cabaret connait rapidement succès sans pareille dans la capitale. Rendu célèbre en partie grâce au fameux French Cancan et aux peintures de Toulouse Lautrec qui y trouvait ses modèles, le Moulin Rouge perpétue encore aujourd’hui ses traditions et reste un incontournable des nuits parisiennes.

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